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17/07/2016

Les créateurs

L'homme a créé des moyens de déplacement, de communication, de représentation et d'asservissement sans précédent.

Le mer, elle, a créé la vie.

15/07/2015

Temps

Je souhaite produire du temps. Il va s’agir de ne pas courir après lui, mais de lui ménager un espace auquel j’adviendrais.

Il est deux temps. Il est le temps des cycles, dit ‘naturel’, où les fleuves reviennent à la mer, mais la mer n’en regorge point. Dans ce temps naturel, le sujet est résolût en n’interrogeant pas sa place. Acceptant l’éternel recommencement, il cesse de s’approprier ce qui n’est pas à lui. La confusion du naturalisme va implicitement jusqu’à mêler cette acceptation avec la façon dont les bestioles et les astres subissent les cycles. A la nature il oppose la culture, tout aussi relativisée. Cette culture s’est avancée jusque la notion de paysage juste avant de s’imaginer revenir aux origines, et avec ce paysage arrivait un deuxième temps : l’horizon. Le sujet du libre arbitre, s’il en a le courage, s’horizonne. Il regarde au loin là où l’astre luit, et se dirige d’un pas assuré vers un destin dont la responsabilité est entre ses mains. Son temps est compté – de trop bien savoir où il va. Et pétri de certitude, le spectacle environnant le pétrit. Lutte permanente entre l’acceptation des systèmes dominants du pouvoir et la réaction à ceux-ci. Lutte entre la difficulté d’être et le manque à avoir. Lutte face à la violence du constat qui le frappe de plein fouet. L’homme stress de sa responsabilité atteinte par la perte du temps, mais constate la vérité paradoxale de ce qu’il soit à sa place, qu’il ne puisse rien faire de mieux que ce qu’il constate. Il doit se faire sa place.

Je cherche à produire du temps.

Premier temps - je ne suis rien, j’observe de ce point de néant, de silence – je ne suis rien de plus que d’être à ma place, de sentir mon corps et d’être le monde.

Deuxième temps – je suis responsable car de ce silence j’ai perçu la trace. Je ne suis rien même à ce rien. Mais au sein du silence apparaît un point à l’horizon, une ligne de fuite d’où se dessine le paysage. Et je suis responsable de la flamme qui embrasa ma route vers elle.

L’oubli guette. La distraction approche à pas furtifs.

09/03/2015

LE CHEMINDE LA MORT

Les couleurs sont plus belles le matin.

Sans doute le monde est-il usé par le soleil,

Il se régénère pendant la nuit

Et renait de la cendre du regard

Des insomniaques.

 

Le chemin de la mort serait d’abord un chemin. La mort ne vient jamais, parce qu’elle est déjà là. Et pourtant nous courrons vers elle.

 

Le chemin s’étire. Plus on est avancé, plus son extrémité nous est familière, et plus un flou bouleverse nos yeux. Chaque fois que je fais un pas, une partie meurt et s’en va, et si la clarté s’étire davantage sur le monde à la lumière de ces soleils morts, les arrières mondes ont un gout amer, et je ne joue plus avec mes camarades dans l’arrière cour du souci, dans ces jardins d’enfants, sans conséquences.

 

Nous avançons, les yeux tournés vers le passé, à bord d’un vaisseau qui court malgré nous vers l’ombre, et mes bagages me pèsent et m’empêchent de m’envoler.

Je m’éparpille comme les cendres douloureuses d’un être qui ne maitrise plus rien.

 

La vie est un château de cartes. En montant elle approche de sa fin, indiquant sur chaque facette les sens qui la tissent et qu’elle dépasse comme des racines oubliées.

De cet oubli elle devient château de sable et retourne à la poussière car le vent souffle où il veut et tu entends le bruit qu’il fait.

Le souffle n’est pas la mort, c’est encore la vie.

Les facettes sont mortes, et la mort construit la vie. Nous apprenons chaque instant en mourant à nous même, pour peu qu’on se laisse vivre.

Mais notre mort même nous échappe. Nous passons à coté, de peur de la voir.

 

La joie et la tristesse se passent de mots.

Mais le lieu nait par une parole qui nous projette dans le monde.

Lorsque le problème de moi apparaît, c’est celui de moi avec mon monde – névrose.

Lorsque le problème du monde apparaît, c’est celui du monde avec moi – psychose.

C’est ainsi que le silence fondamental auquel reviendrait Moi m’apaise.

Je n’en suis pas capable, puisque je m’attache à des bords du monde et que ceux-ci s’attachent à moi.

Là où le langage devient malédiction, c’est lorsqu’il perd la justesse pour assouvir ses propres fins. La parole est la couronne de l’expérience. Elle est la façon dont l’être vient à habiter le langage. Le langage nous est inconnu et manifeste comme le ciel – nous pouvons jouer et nous y perdre, oubliant ce qu’il devait  désigner.

 

Tais – moi.

05/11/2014

L'engagement dans l'existence, liberté et angoisse

    adam et eve

podcastUn texte très largement inspiré de

                         l'oeuvre de kierkegaard

podcastet de celle de Bataille, entre autres...

Il s'agit de savoir ce qui nous pousse au bord de nous même vers ce qui nous dépasse complètement.

Le non-savoir y est des plus certains.

J'ai mis dans ce texte le coeur de mes recherches.

J'en suis là.

29/09/2014

La symphonie du chaos doux

 

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Une solitude, un week-end en rase campagne.

Une épopée dans un crane.

Réveil dans les habitudes d'un effondré bucolique.

symphonie du chaos doux.mp3

 

 

23/09/2014

ETAPES SUR LE CHEMIN DE LA MORT

 

 

 

 

Malevitch02v.jpg

 
Il ne suffit pas d’un songe pour rendre ineffable la litanie du temps, mais que depuis le crime se corrompe la quiétude de la nuit.

Nous autre préférons les morts, nous qui vibrons par le deuil. C'est avec terreur que nous abordons les vivants, et c'est pour cette terreur que nous vivons.

 etapessurlechmindelamort11.pdf