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25/03/2015

orbe d'un matin d'amour

Son cœur bat jusque dans mon corps. Epuisé, apaisé, la tête entre ses seins, j’entend la masse sourde qui se dépasse largement sur ses bords, dans tout son thorax et dans ma tête. Les battements jettent une chaude énergie qui traverse mon cou, descend dans mon cœur et danse autour. Le rouge fait un orbe d'énergie puissante.

Et mon cœur isolé.

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09/03/2015

LE CHEMINDE LA MORT

Les couleurs sont plus belles le matin.

Sans doute le monde est-il usé par le soleil,

Il se régénère pendant la nuit

Et renait de la cendre du regard

Des insomniaques.

 

Le chemin de la mort serait d’abord un chemin. La mort ne vient jamais, parce qu’elle est déjà là. Et pourtant nous courrons vers elle.

 

Le chemin s’étire. Plus on est avancé, plus son extrémité nous est familière, et plus un flou bouleverse nos yeux. Chaque fois que je fais un pas, une partie meurt et s’en va, et si la clarté s’étire davantage sur le monde à la lumière de ces soleils morts, les arrières mondes ont un gout amer, et je ne joue plus avec mes camarades dans l’arrière cour du souci, dans ces jardins d’enfants, sans conséquences.

 

Nous avançons, les yeux tournés vers le passé, à bord d’un vaisseau qui court malgré nous vers l’ombre, et mes bagages me pèsent et m’empêchent de m’envoler.

Je m’éparpille comme les cendres douloureuses d’un être qui ne maitrise plus rien.

 

La vie est un château de cartes. En montant elle approche de sa fin, indiquant sur chaque facette les sens qui la tissent et qu’elle dépasse comme des racines oubliées.

De cet oubli elle devient château de sable et retourne à la poussière car le vent souffle où il veut et tu entends le bruit qu’il fait.

Le souffle n’est pas la mort, c’est encore la vie.

Les facettes sont mortes, et la mort construit la vie. Nous apprenons chaque instant en mourant à nous même, pour peu qu’on se laisse vivre.

Mais notre mort même nous échappe. Nous passons à coté, de peur de la voir.

 

La joie et la tristesse se passent de mots.

Mais le lieu nait par une parole qui nous projette dans le monde.

Lorsque le problème de moi apparaît, c’est celui de moi avec mon monde – névrose.

Lorsque le problème du monde apparaît, c’est celui du monde avec moi – psychose.

C’est ainsi que le silence fondamental auquel reviendrait Moi m’apaise.

Je n’en suis pas capable, puisque je m’attache à des bords du monde et que ceux-ci s’attachent à moi.

Là où le langage devient malédiction, c’est lorsqu’il perd la justesse pour assouvir ses propres fins. La parole est la couronne de l’expérience. Elle est la façon dont l’être vient à habiter le langage. Le langage nous est inconnu et manifeste comme le ciel – nous pouvons jouer et nous y perdre, oubliant ce qu’il devait  désigner.

 

Tais – moi.

24/02/2015

LE JUGEMENT

Nul homme n'est une ile en soi même, comme disait l'autre... Mais comment savoir ce qui l'habite?


podcast

 

Dieu, qui peut le juger?

 

Et un homme?

 

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15/01/2015

L'ACCIDENT

Le sol succombe aux feux de l’absence comme nous pour l’immuable perte et retour au ventre trou qui jette au dessus de la rambarde ses voitures et ses accidents – lui-même l’accident est révélé dans son passage, il tombe sans arrêt d’une pierre à l’autre vers la chaire sans plus pouvoir reprendre jamais son ciel au creux de la main, il tombe, toujours plus vite, toujours plus attentif aux choses et aux êtres et les limites des anges lui sont claires comme la roche après l’eau et le flot qui lui succombe nous sommes encore et demain et je suis un accident retombe toujours trop vite sur ses pattes.

21:51 Publié dans texte | Lien permanent | Commentaires (0)

05/01/2015

Un pas dans la moiteur

L’aspiration condense l’inspiration en un être, presque rien.

L’autre jour, (je) me suis mis à nu car la lune m’appelait.

Lorsqu’on peut mourir pour un seul regard, le mur du langage devient peu de chose.

Mais lorsque ce regard nous aspire, n’aspirant qu’à nous mettre en son ventre,

A quoi bon parler ? La parole semble sèche.

L’arbre qui la chante s’est-il flétrit ?

J’attend et pourtant rien ne vient !

Je peux encore regarder, mais puisque la soif devient adulte,

Le fruit ne pousse plus qu’à regarder la branche est un présage souriant.

Le ramage ne s’ébruit plus de voir un oiseau le choisir pour y distiller son repos.

De la terre sort une exhalaison brune – elle a la même haleine que les anges le matin,

Lorsqu’ils ont veillé tard !

J’en cueille un peu pour mon épaule.

Rafraichir et pâteuse.

Sombre d’orge vers l’aurore.

Le gout âpre du travail te demande ta volonté.

Tu peux faire un vœu. Réalise le tout seul.

21:25 Publié dans texte | Lien permanent | Commentaires (0)

07/12/2014

EVANGILE SELON BIBI

Eh ! Toi ! Oui Toi ! Ne crois pas que je m'adresse à quelqu'un d'autre !

 

Maintenant, tu es l'unité,

Unité, tu es tout, et tout est en toi.

Maintenant tu es dans le monde.

Tout est à travers toi, et sans toi rien n'est.

Ce qui est en toi est la vie, 

Et la vie est la lumière des hommes, 

Et lumière, tu luis dans les ténèbres, et les ténèbres ne t'ont pas saisie.

 

Je suis envoyé par ton bon vouloir,

Je m'appelle Tomarzki.

Je viens pour témoigner,

Pour rendre témoignage à la lumière,

Pour aider comme je peux ceux qui peuvent s'éveiller...

Moi, je ne suis pas la lumière

Mais je te rend témoignage qu'elle est en toi.

 

L'unité est la lumière véritable,

Tu éclaires tout homme

Comme elle luit depuis ton sein.

Tu es présent

Et la présence est par toi

Mais le monde ne peut te voir.

Tu viens chez toi, sur terre,

Et les tiens ne t'accueuillent pas.

Mais tu donnes à tous ceux qui t'accueuillent 

Le pouvoir de devenir tes enfants,

A ceux qui reconnaissent ta présence,

Toi qui ne fus engendré ni d'un vouloir de chair,

Ni d'un vouloir d'homme,

Mais de l'éveil à toi-même.

 

Parole juste, tu incarne ta parole

Et celle-ci nous habite,

Nous fait luire de joie

Joie que tu laisse couler par tous les pores de ton corps

Plein de grace et de vérité.

 

Je te rends témoignage et je clame :

"C'est de toi que je dis :

Celle (celui ) qui vient derrière moi,

La (le ) voilà passée(é) devant moi, 

Parcequ'avant moi tu es."

 

Oui, de ta plénitude je reçois 

La grace que je peux te rendre.

Car la loi est écrite;

La grâce et la vérité sont venues par ton corps.

 

Nul ne voit jamais Dieu;

Mais ton corps

A l'écoute de l'essentiel

Te fais Un au Tout.

 
 

podcast        Les noces de Cana
 
 

podcast        Le mont des oliviers
 
 

podcast        Tenir une lampe allumée !
 
 
A suivre...

13:18 Publié dans texte | Lien permanent | Commentaires (0)

24/11/2014

L'ankou Marin

tn_Ankou.jpg

 

 

la mort est la mer

lankou l'hypostase

            attente des abysses au delà du finisterre

            où tombe le resac;

la Bretagne, fin des terres

et de la vie qu'on maitrise.

 

La houle ne nous laisse pas

choisir la direction.

            Dans le maelstroem

            la coquille balance d'un bord à l'autre.

 

La mer.

Son rythme, fondement,

suit le cours des choses,

parfois rapide à tout craindre,

tantot lente à ne point être visible dans son

            mouvement par l'oeil de l'homme aux abois.

Sa clairvoyance d'infini mirroir du ciel

                           chatoie pour l'ombre opaque  

                                  des hauts fonds.

 

Je cherche la mort en glissant sur ton bord

            en haut des vagues,

délalyant mes gestes faibles

                   dans les courants pleins d'hirondelles

et de spirales qui m'emportent.

 

La lutte devient inutile,

alors je m'abandonne à ton baiser englobant,

qui m'emporte loin des terres.

 

C'est seulement lorsque j'ai laché prise

que tu m'indiques le chemin possible du retour

 

- tu n'es pas possessive mais me dévore.

 

Un jour je resterais blotti dans ton ventre.

 

Mais pour l'instant insaisisssable et je bande.

Mais pour demain juste un refus.

Et la frilosité de l'hier, c'est une rive et l'oubli du ciel,

c'est la vacuité des campagnes antropisées,

c'est l'inutile élevé au rang de pensées par des êtres desoeuvrés.

 

                                                Mais nous rions de tout celà et nous nous aimons.

 

la maison à tonton

 

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14/11/2014

sublimelamer


podcastUn poème dont l'entrée religieuse n'échappera a personne...

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06/10/2014

Brin d'Herbe

L'équinoxe sait qu'une atteinte est de bruine quant au lever le chant d'aurore attend l'oubli.

Le guerrier succombe à l'appel éternel et allonge sur ses prédations futures toute la faune des éplorées.

Oiseau au ramage nu.

Son d'une flute.

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RENCONTRE FULGURANTE

 

bouinabribus.jpg

 

C'est une petite histoire nocturne, sur presque rien qui pourrait se passer quelque part...

podcast

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23/09/2014

CONTE URBAIN

Ça se passe en dehors de tout. Très loin.

Jean-Pierre Ceytaire 3.jpg

Un bar ou une chambre le matin… Mais avec des rideaux sombres, on croirait presque le soir… une lumière de lampadaire.

Là il lui raconte l’histoire d’un homme et d’une femme qui font l’amour, et puis l’homme s’en va pendant trois semaines. Quand il revient, il lui dit qu’il a des problèmes… Il lui demande de l’aide, et il la prostitue.Après avoir raconté l’histoire, il sort de la pièce. Elle n’entend plus parler de lui pendant trois semaines. Il revient en disant qu’il a des problèmes, et il la prostitue.

Ça se passe en dehors de tout.doc

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Révolte pour le superflu - la revendication de pas grand-chose

 

Nous ne voulons pas d’écran plasma. Pas la hausse du pouvoir d’achat. Pas la même voiture que notre voisin. Pas plus. Pas bourrer des cadits. Nous voulons des femmes, et des hommes d’esprit, de rire, des nuits qui ne finisssent plus de courrir vers nulle part, des nuits sans but, sans avoir à en ramener une à la maison, sans avoir un score d’alcoolémie à pêter, sans foi ni loi, des nuits blanches comme notre virginité, et noires. Nous voulons être, croiser des regards librement. Nous voulons. Et ces rêves d’obsidienne et de basalte brisent la glace chaque jour, portés par des bois d’ébène. Les rêves de je-ne-sais -quoi, de toujours, juste une larme au coin du lit… nous voukons tout, mais rien à vendre… non! Bruler les cendres, et les plages au débarquement des pygmés qui brulent le sable et la santé, la bonne santé et son mythe, les escarcelles pour le future et les plans B pour demain : tout au feu! Rien de tout ça, mais un sourire plein de douceur, sans promesse, désinvolte, qui réclame l’au-delà de nous-mêmes, mais rien d’autre, rien de plus, pas moins. Nous voulons la paix des chiens. C’est pas grand-chose quand-même! On réclame la lune mais on partage la terre!

Hier soir, d’ailleurs, j’ai mis le genoux en terre sous le balcon de Juliette - en sachant bien qu’elle répondrait pas : elle était parti chez des potes. Elle s’en fout, Juliette, c’est pour ça qu’elle est sublime. Demain, si je me réveille sur son épaule, je regarderais à travers ses pupilles, ses yeux fermés de paupières et sans promesse, et puis chanter ma joie à tue-tête, et je partirais, et le lendemain encore inch’Allah. Non, nous ne voulons rien, et nous le prendrons par la force s’il le faut. Seulement tes lèvres en cet instant. Rien d’autre. C’est ce que je prétend. Prétendant à la totalité des possibles. Alors tant qu’on m’aura pas promi que c’est fini toutes ces conneries, ces frontières, ces portes fermées à clef dans les regards de mes congénères, je resterais dans ma chambre. Je boude. J’en ai marre. Tant que je ne fais rien, l’infini me reste possible.

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ETAPES SUR LE CHEMIN DE LA MORT

 

 

 

 

Malevitch02v.jpg

 
Il ne suffit pas d’un songe pour rendre ineffable la litanie du temps, mais que depuis le crime se corrompe la quiétude de la nuit.

Nous autre préférons les morts, nous qui vibrons par le deuil. C'est avec terreur que nous abordons les vivants, et c'est pour cette terreur que nous vivons.

 etapessurlechmindelamort11.pdf