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23/09/2014

Révolte pour le superflu - la revendication de pas grand-chose

 

Nous ne voulons pas d’écran plasma. Pas la hausse du pouvoir d’achat. Pas la même voiture que notre voisin. Pas plus. Pas bourrer des cadits. Nous voulons des femmes, et des hommes d’esprit, de rire, des nuits qui ne finisssent plus de courrir vers nulle part, des nuits sans but, sans avoir à en ramener une à la maison, sans avoir un score d’alcoolémie à pêter, sans foi ni loi, des nuits blanches comme notre virginité, et noires. Nous voulons être, croiser des regards librement. Nous voulons. Et ces rêves d’obsidienne et de basalte brisent la glace chaque jour, portés par des bois d’ébène. Les rêves de je-ne-sais -quoi, de toujours, juste une larme au coin du lit… nous voukons tout, mais rien à vendre… non! Bruler les cendres, et les plages au débarquement des pygmés qui brulent le sable et la santé, la bonne santé et son mythe, les escarcelles pour le future et les plans B pour demain : tout au feu! Rien de tout ça, mais un sourire plein de douceur, sans promesse, désinvolte, qui réclame l’au-delà de nous-mêmes, mais rien d’autre, rien de plus, pas moins. Nous voulons la paix des chiens. C’est pas grand-chose quand-même! On réclame la lune mais on partage la terre!

Hier soir, d’ailleurs, j’ai mis le genoux en terre sous le balcon de Juliette - en sachant bien qu’elle répondrait pas : elle était parti chez des potes. Elle s’en fout, Juliette, c’est pour ça qu’elle est sublime. Demain, si je me réveille sur son épaule, je regarderais à travers ses pupilles, ses yeux fermés de paupières et sans promesse, et puis chanter ma joie à tue-tête, et je partirais, et le lendemain encore inch’Allah. Non, nous ne voulons rien, et nous le prendrons par la force s’il le faut. Seulement tes lèvres en cet instant. Rien d’autre. C’est ce que je prétend. Prétendant à la totalité des possibles. Alors tant qu’on m’aura pas promi que c’est fini toutes ces conneries, ces frontières, ces portes fermées à clef dans les regards de mes congénères, je resterais dans ma chambre. Je boude. J’en ai marre. Tant que je ne fais rien, l’infini me reste possible.

21:17 Publié dans texte | Lien permanent | Commentaires (0)

ETAPES SUR LE CHEMIN DE LA MORT

 

 

 

 

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Il ne suffit pas d’un songe pour rendre ineffable la litanie du temps, mais que depuis le crime se corrompe la quiétude de la nuit.

Nous autre préférons les morts, nous qui vibrons par le deuil. C'est avec terreur que nous abordons les vivants, et c'est pour cette terreur que nous vivons.

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