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27/04/2018

Les rêveurs éveillés

Avec gris, nous avons enregistré Bourgeons. Marécages.

19:00 Publié dans texte | Lien permanent | Commentaires (0)

Nudité

Dans la nudité d'une nuit d'hiver, évidé dans le ciel sombre aux nuances violettes, je courrais pour oublier les danses. Il n’y avait plus que l’eau qui coulait, et les jambes d’une inconnue qui courraient devant moi. Toute une course des êtres d’eau pour se jeter dans l’abime.

Ses regards, par instants, se tournaient vers moi pour appeler un peu plus d’allégresse encore dans mon cœur qui battait à rompre mes entrailles. Chaque fois que je croyais la rattraper, pour saisir sa main et lui demander son nom, je m’apercevais qu’elle m’avait devancé plus encore, que de nouveau quelques arbres nous séparaient. De lourdes souches millénaires d’une hauteur vertigineuse, des troncs jetés vers moi de toutes les diagonales du monde, étiraient à l’infini cette course.

Les lignes courbes élancées vers le ciel. Les ombres disparaissant entre ses fesses.Quelque chose d’indicible, d’absolu. Que je poursuivais.

Le souffle coupé par la rage de ma faiblesse et la crainte de l’avoir perdue amenuisait ma foi, quant à tout instant se perdait dans le lointain son image.

Je perdis complètement espoir, les larmes coururent sur mon visage, lorsque j’arrivais dans une vaste clairière. Ici la lumière abrupte de la lune faisait chatoyer les ombres de l’herbe brassée par le vent. Elle était là debout au milieu, semblant attendre quelque chose innocemment, le regard perdu dans le ciel. Ses jambes croisées, sa main gauche au menton et son poignet droit posé sous son sein, soutenaient son coude gracieux en des lignes d’oiseau, puissantes et rieuses.

L’instant d’après elle me fixait, et au travers de cette prodigieuse distance qui nous séparait (encore) je me perdais dans son regard impossible et perçant. Elle lisait comme un livre ouvert mes rêves de romance cachant mal de libidineux scénarios. Ses hanches délicieuses, oscillant de droite et de gauche, entonnaient le balancement léger d’un rêve indolent.

18:57 Publié dans texte | Lien permanent | Commentaires (0)